Energies marines renouvelables, stockage et services

La France maritime dispose de très nombreux atouts pour participer au développement de filières industrielles dans les différentes technologies d'énergies renouvelables : le deuxième espace maritime (ZEE) offrant toutes les opportunités pour les différents types d’énergie (éolien, courants, marées, vagues, énergie thermique des mers, …), une capacité de recherche et une industrie forte et diversifiée tant dans les activités navales que maritimes. 

Dans le cadre du protocole de Kyoto, la France s'était donnée comme objectif de produire au moins 23 % ”d’énergie verte” à l’horizon 2020 dont 6 GW avec les énergies marines renouvelables (EMR). 

La loi sur la transition énergétique qui a été promulguée en août 2015 a fixé un objectif encore plus ambitieux de 40 % d’énergies renouvelables dans notre mix électrique en 2030. 

L’apport des énergies marines sera essentiel pour atteindre cet objectif, sa part sera fixée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui sera négociée au second semestre 2015. 

La technologie la plus mâture, l'éolien offshore posé a préalablement fait l'objet de deux appels d'offres répartis sur six parcs et totalisant une puissance de près de 3 GW, mais l'objectif des 6 GW est encore loin d'être atteint (notons que le gisement total pour l’éolien offshore en France est de 80 GW) ! 

En Europe, la France prend du retard : l'association européenne Ewea, dans son bilan à mi-parcours, a totalisé 82 parcs installés dans 11 pays différents, représentant plus de 10.393 MW au 1er juillet. Les 584 éoliennes qui ont été mises en service pendant le premier semestre 2015 proviennent de trois pays : l'Allemagne d'abord, avec 406 turbines et 1.706 MW, loin devant le Royaume-Uni (140 mâts pour 522 MW), qui reste cependant leader en capacité totale, et les Pays-Bas (38 mâts, 114 MW). 

De nouveaux projets devront donc être lancés en France. Le SER a proposé à l'horizon 2030 : 15.000 MW d'éolien offshore posé installé ; 6.000 MW d'éolien flottant ; 3.000 MW d'hydrolien. Mais les projets ne verront le jour que si les industriels parviennent à baisser les coûts, un objectif de baisse de 25 % est visé dès le prochain appel d'offres pour l'éolien posé qui devrait concerner 3.000 MW. Cet objectif est tenable en s’inspirant des meilleures pratiques européennes, si on prend l'exemple du Danemark le projet Horns R ev 3 a été attribué en 2015 à un coût de l’électricité de 103 Euros/MWh grâce notamment à une procédure de dialogue compétitif. 

Concernant les autres technologies EMR, la France vient de faire une avancée importante dans l'éolien flottant : en août, un appel à projets a été lancé par l'ADEME pour des fermes pilotes d’éoliennes flottantes portant sur quatre sites – trois en Méditerranée et un en Bretagne. Les industriels vont pouvoir éprouver leurs technologies, afin de les positionner comme composante importante de la transition énergétique.


Syndicat des Énergies Renouvelables (SER)

www.enr.fr

Le Syndicat des Énergies Renouvelables regroupe 380 adhérents, représente un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et plus de 75.000 emplois. Il est l’organisation professionnelle qui rassemble les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : biomasse (FBE), bois, biocarburants, biogaz, éolien, énergies marines, géothermie, hydroélectricité, pompes à chaleur, solaire photovoltaïque (SOLER), solaire thermique et thermodynamique. 

Il a pour mission de promouvoir les intérêts des industriels et des professionnels français des énergies renouvelables, et de défendre les intérêts français au niveau des principaux programmes européens de soutien au secteur.

Le SER assure la promotion des énergies renouvelables au travers du développement des activités entrepreneuriales prises en charge par ses adhérents. À cette fin, le SER les représente auprès des pouvoirs publics, nationaux, européens et régionaux ainsi qu'auprès des instances de régulation. Le SER fait valoir les bénéfices de ces activités auprès de l'opinion publique et des médias. 

Sa Commission Énergies Marines Renouvelables et le Pôle éolien offshore de sa Commission Éolienne comptent chacun une cinquantaine de membres qui travaillent en commun à faire du SER une force de propositions en la matière, et contribuent ainsi à l’essor des filières EMR en France.


Comité EMR du GICAN 

Le développement des EMR nécessite des connaissances et savoir-faire spécifiques liés au milieu maritime, particulièrement exigeant. Le GICAN, syndicat de la filière navale et maritime (voir page 28) anime depuis 2011 un groupe de travail (comité EMR) pour fédérer et accompagner les industriels du monde maritime français qui innovent et investissent dans le développement des EMR. Pour les industries maritimes, en particulier navales c’est une opportunité de diversification. 

Au-delà de la construction et de la maintenance des navires de pose et de services des champs EMR, les industriels de la filière navale et maritime participent à la réalisation des générateurs d'énergie eux-mêmes, des sous-structures, des sous-stations électriques, etc.


France Énergies Marines 

www.france-energies-marines.org

France Énergies Marines est l’Institut pour la Transition Energétique (ITE) dédié aux Énergies Marines Renouvelables (EMR). L’institut soutient la croissance de cette nouvelle filière industrielle en couvrant l’ensemble des EMR, dans une approche transversale facilitant le transfert entre technologies : l’éolien offshore fixe et flottant, le marémoteur et l’hydrolien, le houlomoteur et la conversion de l’énergie thermique des mers. 

Construit sur un large partenariat public-privé, France Énergies Marines active les synergies entre acteurs publics et privés, par la constitution d’équipes de recherche multi-disciplinaire. Son activité de recherche mutualisée vise à dérisquer les projets et améliorer la confiance des investisseurs, faire baisser le coût de l’électricité produite et améliorer le retour d’expérience sur les concrétisations françaises et européennes, en lien étroit avec les sites d’essais en mer.


Porteurs de projets pour les énergies marines renouvelables (éolien offshore posé)


EDF Énergies Nouvelles 

www.edf-energies-nouvelles.com

EDF Énergies Nouvelles est un leader international de la production d’électricité verte. La société assure le développement et la construction de projets d’énergies renouvelables ainsi que leur exploitation-maintenance, pour compte propre et pour compte de tiers. 

Majoritairement présent en Europe et en Amérique du Nord, son développement est centré sur l'éolien et le solaire photovoltaïque. 

EDF EN participe à l’émergence d’une filière industrielle des Energies Marines Renouvelables au travers de plusieurs projets majeurs : 

le parc éolien en mer de Teesside au Royaume- Uni, mis en service en 2013 et entièrement réalisé par EDF EN, 

les projets éoliens en mer de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et de Saint-Nazaire, représentant une puissance totale de l’ordre de 1.400 MW. 

EDF EN est également lauréat, en partenariat avec DCNS, de l’appel à manifestation d’intérêt de l’ADEME pour l’installation dans le Raz Blanchard d’une ferme pré-commerciale de sept hydroliennes (projet Normandie Hydro). 

EDF Energies Nouvelles est la filiale du groupe EDF dédiée aux énergies renouvelables.


ENGIE

www.engie.com

1er producteur indépendant dans le monde, ENGIE inscrit la croissance responsable au coeur de ses métiers. Le groupe dispose d’une forte expérience et d’un savoir faire reconnu dans le domaine des énergies renouvelables. 

En France, son parc de production de plus de 10.000 MW installés est composé à plus de 50 % de sources d’énergies renouvelables. Leader de l'éolien terrestre avec 1.345 MW de puissance installée, ENGIE a également de fortes ambitions dans l’énergie solaire, hydrolienne et l’éolien en mer. Le groupe a ainsi remporté deux sites éoliens en mer dans le cadre du second appel d’offres lancé par l’État, Dieppe-le Tréport et les îles d’Yeu et Noirmoutier, pour une puissance totale de 1.000 MW. ENGIE a également été nommé lauréat pour construire les premières fermes-pilotes d'hydroliennes au Raz Blanchard (Manche). Le Groupe poursuit par ailleurs ses études pour un projet hydrolien dans la zone du Fromveur (Finistère). 

ENGIE compte 152.900 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires de 74,7 milliards d’euros en 2014.


La Compagnie du Vent 

www.compagnieduvent.com

Pionnière française de l’énergie éolienne, La Compagnie du Vent, filiale du groupe ENGIE, est aujourd’hui un des principaux acteurs des énergies renouvelables. À fin 2014, elle est à l’origine de plus de trente-cinq installations (éolien et solaire photovoltaïque) en service ou en cours de construction, pour une puissance de près de 500 mégawatts. Elle a également initié le projet éolien en mer dans la zone du Tréport pour lequel le groupement ENGIE, EDP Renewables, Neoen Marine a été retenu par l’État. La Compagnie du Vent reste fortement impliquée sur ce projet en assurant notamment la concertation locale et l’obtention des autorisations administratives nécessaires. La Compagnie du Vent a engagé avec succès une diversification dans l’énergie solaire avec l’exploitation de cinq centrales au sol pour une puissance totale de près de 40 mégawatts-crête (MWc), dont une des plus grandes sur “trackers” en France (Langelé – Landes). À l’horizon 2016, La Compagnie du Vent aura construit sept nouvelles centrales photovoltaïques au sol et atteindra le cap des 100 MWc installés. 


Neoen Marine 

www.neoen.fr

Neoen, producteur d’énergie indépendant français, développe, finance, construit et exploite des centrales électriques vertes : éoliennes, photovoltaïques, et biomasse. 

Présent en France, au Portugal, en Australie, au Mexique et en Egypte, avec un portefeuille d'actifs de 200 MW, Neoen a l’ambition de détenir et d’opérer un portefeuille de 1.000 MW d’actifs en 2017. 

Neoen Marine, filiale commune de Neoen et de la Caisse des Dépôts, développe des projets d’Énergie Marine Renouvelable (EMR). Ce développement lancé activement dès 2007, a permis aux projets de Neoen Marine d’atteindre un bon niveau de maturité grâce notamment à l’expertise et à l’implication des équipes de Neoen Marine qui s’attachent à mener ces projets industriels structurants dans le respect des préoccupations des acteurs des territoires. 

Ces développements ont notamment permis au consortium auquel Neoen Marine s’est associé (Iberdrola et Eole Res) d’être lauréat en 2012 de l’appel d’offres éolien en mer lancé par l’État français sur la zone de la Baie de Saint Brieuc. 

En 2014, Neoen Marine associé à ENGIE et à EDPR a remporté les deux appels d’offres lancés par l’État sur les zones de Yeu-Noirmoutier et du Tréport. 

Ce succès couplé à l’expérience acquise lors du premier appel d’offres sur la zone de Saint Brieuc fait de Neoen Marine un acteur français incontournable de l’éolien en mer, actif sur 1.500 MW de projets attribués et ayant un portefeuille de projets en développement pour les phases ultérieures de près de 2.000 MW. Ces différents succès prouvent également la valeur de l’approche territoriale responsable que Neoen Marine met en oeuvre dans le développement de ces projets industriels. 


WPD Offshore France 

www.wpd-offshore.fr

Producteur indépendant d’électricité d’origine 100 % renouvelable, le groupe wpd est un acteur majeur des ENR présent sur toute la chaine de valeur des projets. Sa filiale française, wpd offshore France, participe activement au développement de projets éoliens en mer au large des côtes françaises depuis 2007. Ainsi, dans le cadre du premier appel d’offres, wpd offshore France a été désigné colauréat avec ses partenaires (EDF Energies Nouvelles et DONG Energy) pour le développement, la construction et l’exploitation des futurs parcs de Fécamp (Seine- Maritime) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados). 

Fondé en 1996, le groupe wpd est présent dans 17 pays et a déjà installé plus de 1.700 éoliennes à travers le monde pour une puissance cumulée supérieure à 3 GW. Le financement, la construction et l’opération de plus de 100 centrales de production lui ont permis d’acquérir une expertise incomparable de l’éolien terrestre et maritime à travers ses différentes filiales : Deutsche Windtechnik (service de maintenance et d’expertise pour l’industrie de l’éolien), wpd Windmanager (service de gestion opérationnelle des parcs éolien), et wpd offshore solutions (service de construction de parcs éoliens en mer). 

Actif depuis 2000, wpd offshore figure parmi les sociétés pionnières du développement de l’éolien en mer, avec notamment la construction du premier parc commercial en Allemagne, Baltic 1 (48 MW). Fort de son portefeuille de projets totalisant près de 6,5 GW, le groupe compte parmi les leaders de cette filière, avec 9 parcs autorisés représentant une capacité cumulée de 3.802 MW dont 1.500 MW en cours de réalisation en mer du Nord et mer Baltique. wpd offshore a notamment finalisé la construction du parc de Butendiek (288 MW) à l’été 2015 et vient de boucler le financement du projet de Nordergründe (110 MW) dont la construction devrait débuter en mars 2016. 


Autres types d'énergies marines renouvelables

Outre l'éolien offshore posé, les énergies marines renouvelables, ce sont aussi : 

• l'énergie éolien flottant, 

• l’énergie houlomotrice, 

• l’énergie hydrocinétique, 

• l’énergie marémotrice,

• l'énergie osmotique, 

• l’énergie thermique des mers. 


Akuo Energy 

www.akuoenergy.com

Akuo Energy est l e premier producteur indépendant français d’énergie renouvelable. Présent dans 8 pays, son expertise couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de la production d’énergie verte : développement, financement, construction et exploitation. Le portefeuille du groupe représente aujourd’hui près de 400 MW de projets en exploitation, plus de 200 MW déjà financés et un objectif de capacité de production globale de 3.000 MW d’ici à 5 ans. 

Akuo Energy exploite toutes les ressources d’énergie renouvelable : photovoltaïque, éolien, biomasse, hydraulique, énergies marines... L’approche insulaire développée de façon pionnière par Akuo Energy a été confortée dès 2012 par une démarche exploratoire sur les énergies marines et le développement d’un partenariat avec DCNS. Les premières applications de cette coopération concernent l’Énergie Thermique des Mers (ETM), technologie de rupture pour tous les territoires de la bande intertropicale. 


Guinard Énergies

La société Guinard-Énergies (SAS) est une société d'ingénierie qui développe des systèmes d'hydroliennes, Mégawatt Force® et Mégawatt Blue®, destinés à capter les énergies des courants de marée et les transformer en énergie électrique. Le concept original, couvert par plusieurs brevets ou demandes de brevet, se caractérise par un rendement énergétique élevé. 


IDEOL

www.ideol-offshore.com

Les équipes pluridisciplinaires et expérimentées d’IDEOL, société créée en 2010 et basée à La Ciotat (13), ont développé une fondation flottante destinée à l’éolien en mer et appuyée sur le concept breveté “Damping Pool”. Hautement compétitive, la solution IDEOL équipera la première éolienne en mer installée au large des côtes françaises (construction prévue en 2015) et a signé son premier contrat commercial avec le groupe japonais leader de l’éolien en mer Hitachi Zosen portant sur l’ingénierie de deux démonstrateurs flottants (construction et installation prévue à l’horizon 2017). Les ingénieurs et experts d’IDEOL travaillent également sur plusieurs projets pré-commerciaux à horizon 2020. Construite en béton ou en acier et compatible avec l’ensemble des éoliennes en mer présentes sur le marché, la solution IDEOL, à fort contenu local, est de loin la plus compétitive des solutions flottantes et transforme ainsi durablement le marché de l’éolien en mer. 


Hydrocap Energy

Hydrocap Energy est engagée dans la conception, la construction et la validation d’un système innovant (Houlomoteur SEACAP) capable de capturer et convertir l’énergie de la houle en énergies utilisables industriellement. La société a déjà validé le conceptuel et effectué diverses simulations numériques satisfaisantes en réalité virtuelle ainsi qu’un avant projet sommaire (APS) pour la réalisation d’un démonstrateur océanique par un chantier naval international. Les essais en bassin au 1/20e ont été réalisés en septembre 2013 et confirment les résultats numériques antérieurs. La société étudie la réalisation d’un démonstrateur océanique avec un consortium européen à compléter par un énergéticien. L’une de ses particularité est la fabrication d’hydrogène propre sur ses plateformes. 


Le stockage d’énergie en mer


Le corollaire du développement des énergies renouvelables est le stockage de l’énergie. En effet, ces énergies (eau, vent, soleil) ont un caractère fluctuant que n’ont pas les énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Leur développement est susceptible de compromettre, à terme, l’équilibre entre production (offre) et consommation (demande) sur les réseaux électriques. Cette hypothèse est formulée certes très en avance, mais les études montrent que vers 2040/50, plus de la moitié de la consommation énergétique mondiale sera d’origine renouvelable, ce qui entrainera un besoin conséquent de stocker l’énergie produite durant certaines heures de la journée en vue de la consommer à d’autres heures. 

Actuellement seulement 3 % de l’électricité consommée dans le monde est stockée. Et à plus de 99 % elle l’est sous forme gravitaire dans des barrages hydrauliques (Pumped Storage Hydro). C’est la technologie la plus compétitive. Les autres, encore marginales, sont plus coûteuses. Malgré son avantage compétitif, le stockage gravitaire hydraulique présente l’inconvénient d’avoir une empreinte environnementale forte car il faut inonder des vallées entières. Par ailleurs, les sites bon marché, c’est-à-dire ceux qui ont une hauteur de dénivelé importante, sont déjà équipés. 

D’où l’idée d’aller en mer où le stockage d’énergie peut trouver sa place sur des zones à forte hauteur d’eau et éloignées des côtes, donc à moindre coût et impact environnemental. Aucune réalisation n’existe actuellement mais deux technologies sont actuellement à l’étude et portées par des membres du Cluster Maritime Français. Une technologie de stockage par air comprimé au fond de l’eau (procédé AGNES développé par EOLFI), et une technologie de stockage gravitaire utilisant des poids qui transitent entre le fond et la surface (procédé MGH développé par MGH S.A.S.). Ces deux démarches constituent les prémices d’une filière industrielle appelée Deep Sea Energy Storage (DSES) par analogie à la filière Deep Sea Mining, à laquelle elle emprunte d’ailleurs de nombreuses briques technologiques. 

Le marché du DSES est un marché mondial qui est évalué à environ 200 Milliards d’euros à l’horizon 2040/50, ce qui justifie que les industriels et les producteurs s’organisent en consortium. 

Développement, conseil, services, financement, systèmes et produits pour les EMR 

Une veille d’informations internationales est publiée quotidiennement en français sur le portail des énergies de la mer www.mer-veille.com .


CORROSION

www.corrosion-france.fr 

Corrosion est leader mondial de la fourniture de solutions de protection contre la corrosion de structure offshore par courant imposé (champs d’éolienne, Oil & Gas, hydroliennes) et fournit également des appareils ICCP/ICAF/MGPS aux navires ainsi que des anodes sacrificielles (corrosion et fouling). Corrosion France accompagne le marché des EMR et a pour but de créer une entité nationale d’étude et de production pour éoliennes et champs d’hydroliennes. 


EOLFI

www.eolfidev.com

Créé en 2004 et actif en France (Paris et Marseille), en Pologne et à Taiwan, EOLFI est devenu depuis 2012 le premier développeur international de projets éoliens flottants. Le portefeuille offshore d'EOLFI compte 3 GW en Europe et 2 GW en Asie. 

EOLFI développe également d’autres activités couvrant l’intégralité de la chaîne de valeur des énergies renouvelables : 

le développement de projets éoliens onshore et solaires en France et à l’international, 

la gestion d’actifs à travers EAM, société de gestion agréée en France ayant créé les premiers fonds d'investissement éoliens et solaires, 

le développement de technologies : 

> SPINFLOAT, conception d’éolienne flottante à axe vertical et pales à pas variable 

> projet BLIDAR, bouée de mesure de données météo-océaniques, dont le consortium a été subventionné par le FUI, 

> projet STATIONIS, logiciel d’aide à la décision pour les liaisons fond-surface (ancrage et système électrique) d’une ferme éolienne flottante, dont le consortium a été subventionné par le FUI, 

> AGNES, conception et développement de projets dans le stockage sous-marin d'énergie sous forme d'air comprimé (UW-CAES). 

Jusqu'en 2013, EOLFI a été la filiale éolienne du groupe VEOLIA ENVIRONNEMENT. Depuis sa prise d’indépendance, elle a fait des énergies marines renouvelables le coeur de sa stratégie. 


École Centrale de Nantes - LHEEA 

www.ec-nantes.fr

Ce laboratoire de recherche en Hydrodynamique, Énergétique et Environnement Atmosphérique (LHEEA) de l'École Centrale de Nantes est un laboratoire de recherche associé au CNRS. Il étudie les problématiques liées au Génie naval et océanique par une approche mixte : simulation numérique et expérimentale, grâce à des installations expérimentales uniques en France. 


Ouest Normandie Energies Marines 

www.ouest-normandie-energies-marines.fr

Ouest Normandie Energies Marines (ONEM) est l'interlocuteur pour les projets EMR en Basse- Normandie. 

ONEM, née de la volonté de la Région Basse- Normandie, du Département de la Manche et de la Communauté urbaine de Cherbourg, organise le développement de la filière EMR. Elle en coordonne la sous-traitance, la recherche et la formation, les relations extérieures, nationales et internationales, avec une stratégie de développement territorial. 

La Basse-Normandie est LE territoire des EMR qui réunit : 

  • un projet industriel éolien offshore à Cherbourg, 
  • un parc éolien offshore à Courseulles-sur-Mer, 
  • le 1er potentiel hydrolien mondial exploitable au raz-Blanchard, 
  • 1 réseau de transport d'électricité de grande capacité. 

ONEM agit pour favoriser et organiser : 

  • les liens entre les donneurs d'ordre et les sous-traitants bas-normands, 
  • le développement de la sous-traitance, des RH et de la recherche pour répondre aux besoins des industriels, 
  • l’acceptabilité sociale et environnementale des projets, 
  • la coopération interrégionale et internationale. 

SOPER

www.soper.fr

SOPER, holding personnelle de Jean-Michel Germa, qui détient environ 250 M€ d’actifs, est chargée de la gestion d’une participation de 41 % dans La Compagnie du Vent, société pionnière de l’éolien terrestre et offshore fondée en 1991. 

Jean-Michel Germa étudie par ailleurs un certain nombre d’opportunités d’investissement et/ou de développement dans le secteur des énergies renouvelables, des économies d’énergie et de la protection de l’environnement. 

Dans ce contexte, SOPER s'intéresse particulièrement : 

  • au stockage d’énergie en mer sous forme de stockage massif par gravité, via la société MGH® ; 
  • à la performance énergétique dans l’industrie par l’utilisation des énergies renouvelables (notamment solaire thermique) et la mise en oeuvre de mesures d’efficacité énergétique au sein de sites industriels énergivores, cette activité étant développée par la société SUNTI®. 

Concepteurs, fabricants, installation et maintenance pour les énergies marines renouvelables


Adwen 

www.adwenoffshore.com

Adwen est la coentreprise AREVA-GAMESA dédiée à l’éolien en mer. Elle est en charge de la conception, la fabrication, l’installation, la mise en service et la maintenance d’éoliennes en mer. Conjuguant l’expertise et le large retour d’expérience d’AREVA et de GAMESA dans l’éolien, Adwen est idéalement positionnée pour devenir un leader de l’éolien en mer avec l’objectif de remporter près de 20 % de part de marché en Europe à l’horizon 2020. 

Adwen dispose d’une technologie éprouvée en mer depuis 2009 et d’une base installée de 630 MW en mer, constituant un retour d’expérience inestimable pour le développement. 

En France, Adwen dispose d’un portefeuille projet de près de 1,5 GW, avec les projets de Saint- Brieuc, Yeu-Noirmoutier et Dieppe Le Tréport. La coentreprise, poursuivant les engagements initiés par AREVA, prévoit la création d’usines en Normandie ainsi que la constitution d’un réseau de partenaires et de fournisseurs sur le territoire français. 


Alstom 

www.alstom.com

Fort de 30 ans d’expérience dans l'éolien, Alstom est fournisseur de solutions globales, depuis le développement, la conception et la fourniture de fermes, à l'installation et la maintenance d’éoliennes. Alstom propose une large gamme d'éoliennes terrestres d'une puissance nominale variant entre 1,67 MW et 3 MW. A ce jour, le groupe a installé 3.700 éoliennes dans plus de 300 parcs éoliens, soit une capacité totale supérieure à 7 GW. 

Présent également dans l'éolien en mer, Alstom construit actuellement Haliade 150, première éolienne en mer de nouvelle génération d’une puissance de 6 MW. Avec Haliade™150-6MW, Alstom est le fournisseur exclusif du consortium mené par EDF EN pour les projets de Saint- Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp qui totalisent un volume d’environ 238 éoliennes. 

Un plan industriel permettant la création d'une filière française d'excellence dans l'éolien offshore est en cours de déploiement avec notamment l'implantation de 4 usines à Saint-Nazaire et Cherbourg. Ce dispositif est complété par l'implantation à Nantes d'un centre d'ingénierie dédié aux Energies Marines Renouvelables (éolien en mer et hydrolien) unique en France. 

Par ailleurs, Alstom conçoit et développe les technologies hydroliennes. 

Après des essais réussis sur une turbine de 500 kW, Alstom a testé dès 2013 (1) une hydrolienne de 1 MW dans différentes conditions opérationnelles, laquelle a injecté plus de 1,2 GWh d'électricité sur le réseau. Fort de cette expérience, Alstom a développé une technologie hydrolienne efficace, aux coûts optimisés et facile à maintenir : l'Oceade™ 18 - 1,4 MW et a été sélectionné en décembre 2014 pour équiper une ferme hydrolienne pilote de quatre de ces hydroliennes ainsi que d'un système d'interconnexion sous-marin. 

Pionnier dans le secteur du développement de solutions complètes de production d'électricité hydrolienne, Alstom a élargi cette offre avec un concept unique de plateforme Oceade™ qui permet de maximiser l'utilisation de la ressource hydrolienne en fonction des conditions locales. 

(1) Dans le cadre du projet de consortium ReDAPT (Reliable Data Acquisition Platform for Tidal) mis en oeuvre et co-financé par l'Energy Technologies Institut (ETI). 


 

Saipem 

www.saipem.com

Saipem est un leader de la réalisation de solutions clés en mains (ingénierie, management, approvisionnements, construction et installation) pour les grands projets offshore et onshore dans le domaine de l’énergie et des infrastructures maritimes. Saipem dispose de capacités uniques en conception et construction et d’une flotte de navires spécialisés lui permettant de réaliser des projets offshore de grande envergure. 

Les énergies renouvelables représentent un nouvel axe de développement. Saipem a réalisé de nombreuses études de faisabilité et participe aux appels d’offres pour les éoliennes offshore. Saipem est par ailleurs partenaire du projet d’hydrolienne Sabella. 

Le groupe emploie plus de 40.000 personnes dont 2.500 en France (au siège de Saint-Quentin-en- Yvelines et en régions à travers sa filiale Sofresid). 


La création d'une filière industrielle est une aubaine pour un pays. C'est dans cette perspective que nombre d'acteurs maritimes se positionnent : Ameris France, Bretagne Pôle Naval, Bureau Veritas, CERVVAL, CREOCEAN, DAHER, DCNS, Les pôles de compétitivité mer, Louis Dreyfus Armateurs, Neopolia, SDI, STX, VDC Offshore, etc.